Sonia

  • irog

    1729 mensajes

    Francia

    Bonsoir,

    Un soir de blues....chez Jean-Marie...comme d'hab j'ai atterri....

    Comme d'habitude...une ambiance de la Saint Patrick...avec le patron, on échange les banalités sur la vie du pays... le temps qui fait...

    dans la salle, une jeune femme seule face a son thé...

    nos regard se sont croisés...furtivement...une fois...une autre....puis nos regards se sont cherchés....et à sa table j'ai terminé cette bière devenue chaude...aux creux de mes mains.

    Nous avons échangé les banalité d'usage sur la vie du bourg...et le temps qui fait...et nous avons fini par nous résoudre à parler de nos solitudes...un sujet sans fond...

    L'heure de la fermeture est venue....sur le quai...en cette nuit de printemps, nos yeux se tenaient par la main.

    Elle m'a proposé un dernier thé chez elle.

    Sa maison proche du rivage marin ne présentait aucune prétention.

    Je regardais tous ces pastels....ils avaient cette naîveté des peintres amateurs.Une naïveté ou chacun trouve moqueries ou vérité qui le touche....

    Rien de tout cela dans mes ressentiments....la chevelure...le regard...les lèvres et son corps étaient pour moi des signes troublants qui obéraient mes capacités à approfondir l'analyse de ces pastels que je trouvais beaux pour séduire le peintre....

    Une chose cependant avait réussi à m'interroger....tous les pastels avaient en quelque sorte le regard vers l'ouest....

    J'interrogeais le peintre qui me confirmais cette observation, en me disant que c'était sa volonté....l'ouest était son origine, chacun de nous chemine vers sa mort, comme le soleil chaque jour disparaît à l'ouest....

    Elle était originaire des Etats-Unis, de Chicago...et était venue à Paris pour ses études en art.Depuis dix ans, elle n'avait revu les States...un étudiant l'avait retenu au pays de Voltaire, comme elle disait....

    Nous avons beaucoup bavardé...le jour se levait...à l'est.Nous regardions le soleil se lever...dans la fraîcheur de l'aube...près de moi elle s'est approchée...à sentir ce désir...monter avec le jour naissant....

    Pendant trois jours nous nous sommes aimés dans une folie des sens que je n'oublierais jamais.

    Quand, je l'ai accompagné à la gare...j'avais le coeur déchiré, comme on dit.

    Elle rentrait à Paris pour rejoindre son mari, accidenté de moto et à jamais impotent.

    "Je ne l'aime plus...pas à cause de son impotence...c'était déjà le cas avant.Mais seule la peinture était ma joie de vivre...elle me contentait au delà de ces rencontres de ma vie...aujourd'hui à la peinture, l'amour s'est ajouté...je ne peux quitter Philippe...et je t'aime...c'est pour cela que nous nous reverrons jamais..."

    Dans ce froid matin de printemps, je cueillis cette déclaration comme une gifle...et son dernier souvenir de moi est un visage de larmes...je ne voulais pas et j étais incapable d'offrir un sourire...

    Plus tard dans un café...face au petit noir...je me posais...au milieu des rires gras des pêcheurs...des questions sur la réalité de l'amour.

    Igor qui ne s'interroge plus...

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    Bonsoir,

    Un soir de blues....chez Jean-Marie...comme d'hab j'ai atterri....

    Comme d'habitude...une ambiance de la Saint Patrick...avec le patron, on échange les banalités sur la vie du pays... le temps qui fait...

    dans la salle, une jeune femme seule face a son thé...

    nos regard se sont croisés...furtivement...une fois...une autre....puis nos regards se sont cherchés....et à sa table j'ai terminé cette bière devenue chaude...aux creux de mes mains.

    Nous avons échangé les banalité d'usage sur la vie du bourg...et le temps qui fait...et nous avons fini par nous résoudre à parler de nos solitudes...un sujet sans fond...

    L'heure de la fermeture est venue....sur le quai...en cette nuit de printemps, nos yeux se tenaient par la main.

    Elle m'a proposé un dernier thé chez elle.

    Sa maison proche du rivage marin ne présentait aucune prétention.

    Je regardais tous ces pastels....ils avaient cette naîveté des peintres amateurs.Une naïveté ou chacun trouve moqueries ou vérité qui le touche....

    Rien de tout cela dans mes ressentiments....la chevelure...le regard...les lèvres et son corps étaient pour moi des signes troublants qui obéraient mes capacités à approfondir l'analyse de ces pastels que je trouvais beaux pour séduire le peintre....

    Une chose cependant avait réussi à m'interroger....tous les pastels avaient en quelque sorte le regard vers l'ouest....

    J'interrogeais le peintre qui me confirmais cette observation, en me disant que c'était sa volonté....l'ouest était son origine, chacun de nous chemine vers sa mort, comme le soleil chaque jour disparaît à l'ouest....

    Elle était originaire des Etats-Unis, de Chicago...et était venue à Paris pour ses études en art.Depuis dix ans, elle n'avait revu les States...un étudiant l'avait retenu au pays de Voltaire, comme elle disait....

    Nous avons beaucoup bavardé...le jour se levait...à l'est.Nous regardions le soleil se lever...dans la fraîcheur de l'aube...près de moi elle s'est approchée...à sentir ce désir...monter avec le jour naissant....

    Pendant trois jours nous nous sommes aimés dans une folie des sens que je n'oublierais jamais.

    Quand, je l'ai accompagné à la gare...j'avais le coeur déchiré, comme on dit.

    Elle rentrait à Paris pour rejoindre son mari, accidenté de moto et à jamais impotent.

    "Je ne l'aime plus...pas à cause de son impotence...c'était déjà le cas avant.Mais seule la peinture était ma joie de vivre...elle me contentait au delà de ces rencontres de ma vie...aujourd'hui à la peinture, l'amour s'est ajouté...je ne peux quitter Philippe...et je t'aime...c'est pour cela que nous nous reverrons jamais..."

    Dans ce froid matin de printemps, je cueillis cette déclaration comme une gifle...et son dernier souvenir de moi est un visage de larmes...je ne voulais pas et j étais incapable d'offrir un sourire...

    Plus tard dans un café...face au petit noir...je me posais...au milieu des rires gras des pêcheurs...des questions sur la réalité de l'amour.

    Igor qui ne s'interroge plus...

    • Creado 2 jul 2003 a 17:43
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    dans la salle, une jeune femme seule face a son thé...

    nos regard se sont croisés...furtivement...une fois...une autre....puis nos regards se sont cherchés....et à sa table j'ai terminé cette bière devenue chaude...aux creux de mes mains.

    Nous avons échangé les banalité d'usage sur la vie du bourg...et le temps qui fait...et nous avons fini par nous résoudre à parler de nos solitudes...un sujet sans fond...

    L'heure de la fermeture est venue....sur le quai...en cette nuit de printemps, nos yeux se tenaient par la main.

    Elle m'a proposé un dernier thé chez elle.

    Sa maison proche du rivage marin ne présentait aucune prétention.

    Je regardais tous ces pastels....ils avaient cette naîveté des peintres amateurs.Une naïveté ou chacun trouve moqueries ou vérité qui le touche....

    Rien de tout cela dans mes ressentiments....la chevelure...le regard...les lèvres et son corps étaient pour moi des signes troublants qui obéraient mes capacités à approfondir l'analyse de ces pastels que je trouvais beaux pour séduire le peintre....

    Une chose cependant avait réussi à m'interroger....tous les pastels avaient en quelque sorte le regard vers l'ouest....

    J'interrogeais le peintre qui me confirmais cette observation, en me disant que c'était sa volonté....l'ouest était son origine, chacun de nous chemine vers sa mort, comme le soleil chaque jour disparaît à l'ouest....

    Elle était originaire des Etats-Unis, de Chicago...et était venue à Paris pour ses études en art.Depuis dix ans, elle n'avait revu les States...un étudiant l'avait retenu au pays de Voltaire, comme elle disait....

    Nous avons beaucoup bavardé...le jour se levait...à l'est.Nous regardions le soleil se lever...dans la fraîcheur de l'aube...près de moi elle s'est approchée...à sentir ce désir...monter avec le jour naissant....

    Pendant trois jours nous nous sommes aimés dans une folie des sens que je n'oublierais jamais.

    Quand, je l'ai accompagné à la gare...j'avais le coeur déchiré, comme on dit.

    Elle rentrait à Paris pour rejoindre son mari, accidenté de moto et à jamais impotent.

    "Je ne l'aime plus...pas à cause de son impotence...c'était déjà le cas avant.Mais seule la peinture était ma joie de vivre...elle me contentait au delà de ces rencontres de ma vie...aujourd'hui à la peinture, l'amour s'est ajouté...je ne peux quitter Philippe...et je t'aime...c'est pour cela que nous nous reverrons jamais..."

    Dans ce froid matin de printemps, je cueillis cette déclaration comme une gifle...et son dernier souvenir de moi est un visage de larmes...je ne voulais pas et j étais incapable d'offrir un sourire...

    Plus tard dans un café...face au petit noir...je me posais...au milieu des rires gras des pêcheurs...des questions sur la réalité de l'amour.

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    • Creado 2 jul 2003 a 19:25
    • #9131
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  • irog

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    • Creado 3 jul 2003 a 4:20
    • #9142


    Je t´embrasse mille et mille fois


    Merci mon Aéllo...

    Je t'embrasse mille et deux mille fois tout doucement...

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