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  • nyamulagira

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    Belgio

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    • Creato 14 ago 2008 a 16:09
    • #210828
    Bonjour,

    Tout ce que je peux vous dire c'est qu'ils proviendraient de Turquie.
    Je possède une CP les représentant et voici la mention figurant au verso de la carte : Hacivat Karagöz - BURSA - Türkiye.
    A rechercher donc dans le folklore local.

    Bien à vous et bon 15 août.

    Henry-Luc.
  • nyamulagira

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    Belgio

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    • Creato 14 ago 2008 a 16:09
    • #210828
    C'est à nouveau moi, avec un peu plus de renseignements trouvés dans G...gle.

    La légende raconte qu’un contremaître bossu du chantier de la mosquée d’Ulu à Bursa et son comparse le forgeron Hacivat se livraient à de telles pitreries et bavardages que les autres ouvriers s'arrêtaient de travailler pour les regarder et ne pas rater un bon mot. Le sultan Orhan Gazi (1324-1402) fort mécontent du retard de la construction, ayant eu vent de l’affaire, les fit exécuter immédiatement.

    Sur l’initiative d’un chef de tribu arabe, Küsteri, leurs plaisanteries souvent douteuses et leurs comportements furent repris par le théâtre d’ombres. Le rideau où est représenté le théâtre de Karagöz porte encore aujourd’hui le nom de ce chef arabe : Rideau de Küsteri.

    Le théâtre d’ombres serait né soit à Java soit en Egypte.
    Le sultan Selim I au retour d’une campagne en 1517 dans ce dernier pays aurait ramené des joueurs d’ombres orientales. Des figurines, certaines articulées, de 35-40 cm faites de peau de chameau ou de buffle devenue translucide par traitement à l’huile et colorée, sont animées derrière une toile blanche qu’éclaire une lampe en contre-jour.

    Du 17ème au 19ème siècle, ce spectacle suscita un grand intérêt dans les palais, les maisons bourgeoises et tardivement dans toutes les couches sociales. Représenté dans les cafés fréquentés par le milieu populaire, il devint une forme de satire sociale-politique.

    Le héros Karagöz littéralement “Oeil Noir” est comme Guignol d’une certaine manière, le symbole du bon sens populaire. Personnage apparemment ingénu, vaillant et modeste, il est presque analphabète, gaffeur, astucieux, fourbe. Se mêlant de tout, il se met dans des situations impossibles, ne réfléchit pas avant d’agir et se moque de l’autorité. L’ensemble du théâtre de Karagöz est étroitement lié à la culture turque et ses traditions orales.

    Les principaux personnages sont : Karagöz, Hacivat, l’idiot du village, le mendiant arabe, le juif chiffonnier ou bijoutier, le Grec, le savant ou domestique arménien, la servante noire de la maison, la tante circassienne, le gardien albanais, le bon vivant, le nabot, entre autres; le fumeur d’opium, le batelier, ainsi que les épouses respectives de Karagöz et Hacivat qui s’entendent bien mais ne sont pas représentées.

    Les thèmes choisis peuvent être : critiques de la société, problèmes de la vie quotidienne, contes populaires, imitation de personnages connus et dérision de certaines traditions.

    Le jeu commence par une préface dans laquelle Hacivat sur un rythme musical lit une “Semai” (sorte de chanson populaire), différente à chaque représentation. Puis vient la partie conversation : Karagöz fait son apparition et commence une incessante discussion, personnage ignorant, il interprète de travers les paroles de Hacivat, personnage cultivé. Il s’ensuit des querelles qui se terminent par une humiliation de Hacivat. Les évènements se nouent et dénouent suivant l’arrivée des autres personnages. Un prélude musical, puis la fin du jeu par le repentir de Karagöz qui supplie Hacivat de lui pardonner ses erreurs. Pour finir celui-ci déclare au public comme façon de s’excuser : si la langue nous a fourché, pardonnez-nous ! Sürç-ü lisan ettikse affola !

    A plus,

    Henry-Luc
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    Francia

    C'est à nouveau moi, avec un peu plus de renseignements trouvés dans G...gle.

    La légende raconte qu’un contremaître bossu du chantier de la mosquée d’Ulu à Bursa et son comparse le forgeron Hacivat se livraient à de telles pitreries et bavardages que les autres ouvriers s'arrêtaient de travailler pour les regarder et ne pas rater un bon mot. Le sultan Orhan Gazi (1324-1402) fort mécontent du retard de la construction, ayant eu vent de l’affaire, les fit exécuter immédiatement.

    Sur l’initiative d’un chef de tribu arabe, Küsteri, leurs plaisanteries souvent douteuses et leurs comportements furent repris par le théâtre d’ombres. Le rideau où est représenté le théâtre de Karagöz porte encore aujourd’hui le nom de ce chef arabe : Rideau de Küsteri.

    Le théâtre d’ombres serait né soit à Java soit en Egypte.
    Le sultan Selim I au retour d’une campagne en 1517 dans ce dernier pays aurait ramené des joueurs d’ombres orientales. Des figurines, certaines articulées, de 35-40 cm faites de peau de chameau ou de buffle devenue translucide par traitement à l’huile et colorée, sont animées derrière une toile blanche qu’éclaire une lampe en contre-jour.

    Du 17ème au 19ème siècle, ce spectacle suscita un grand intérêt dans les palais, les maisons bourgeoises et tardivement dans toutes les couches sociales. Représenté dans les cafés fréquentés par le milieu populaire, il devint une forme de satire sociale-politique.

    Le héros Karagöz littéralement “Oeil Noir” est comme Guignol d’une certaine manière, le symbole du bon sens populaire. Personnage apparemment ingénu, vaillant et modeste, il est presque analphabète, gaffeur, astucieux, fourbe. Se mêlant de tout, il se met dans des situations impossibles, ne réfléchit pas avant d’agir et se moque de l’autorité. L’ensemble du théâtre de Karagöz est étroitement lié à la culture turque et ses traditions orales.

    Les principaux personnages sont : Karagöz, Hacivat, l’idiot du village, le mendiant arabe, le juif chiffonnier ou bijoutier, le Grec, le savant ou domestique arménien, la servante noire de la maison, la tante circassienne, le gardien albanais, le bon vivant, le nabot, entre autres; le fumeur d’opium, le batelier, ainsi que les épouses respectives de Karagöz et Hacivat qui s’entendent bien mais ne sont pas représentées.

    Les thèmes choisis peuvent être : critiques de la société, problèmes de la vie quotidienne, contes populaires, imitation de personnages connus et dérision de certaines traditions.

    Le jeu commence par une préface dans laquelle Hacivat sur un rythme musical lit une “Semai” (sorte de chanson populaire), différente à chaque représentation. Puis vient la partie conversation : Karagöz fait son apparition et commence une incessante discussion, personnage ignorant, il interprète de travers les paroles de Hacivat, personnage cultivé. Il s’ensuit des querelles qui se terminent par une humiliation de Hacivat. Les évènements se nouent et dénouent suivant l’arrivée des autres personnages. Un prélude musical, puis la fin du jeu par le repentir de Karagöz qui supplie Hacivat de lui pardonner ses erreurs. Pour finir celui-ci déclare au public comme façon de s’excuser : si la langue nous a fourché, pardonnez-nous ! Sürç-ü lisan ettikse affola !

    A plus,

    Henry-Luc
    • Creato 15 ago 2008 a 01:22
    • #210854
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  • nyamulagira

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    Belgio

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    • Creato 15 ago 2008 a 06:02
    • #210878
    Bonjour Walter06,

    Un grand merci pour votre gentillesse qui me va droit au coeur. Le plaisir pour moi de rendre service quand on le peut et dans la mesure de mes faibles moyens et connaissances.
    Passez un bon long week-end et à plus tard sur le site des vente où le forum.

    Amicalement,

    Henry-Luc.