Le cœlacanthe

  • pier2

    15956 messages

    France

    Bonjour à tous,

    Les Comores, archipel d'îles situées au sud-est de l'Afrique, sont devenues au 20éme siècle, la patrie d’un étrange poisson osseux dont on connaît des fossiles de plus de 300 millions d'années : « Le cœlacanthe ».

    « Ô ancêtre commun surgi des fonds de l’océan, on te croyait disparu à jamais, mais voilà que tu nous reviens aux Comores, après 70 millions d’années ».

    Histoire : En décembre 1938, un pêcheur, Hendrick Goosen, capture au large des côtes d'Afrique du Sud un poisson qu'il est incapable d'identifier. Pesant plus de 60 kg et mesurant un mètre cinquante de long, le poisson possède de grosses écailles et une puissante mâchoire munie de dents.
    Hendrick Goosen présente alors sa prise à Marjorie Courtenay-Latimer, conservatrice du musée local en Afrique du sud. Elle emporte avec elle l'étrange poisson bleu afin de l'étudier et de l'identifier. Ne le trouvant dans aucun de ses ouvrages, elle contacte à Londres son ami le professeur James Leonard Brierley Smith dans une lettre à laquelle elle joint un croquis afin qu'il vienne étudier le spécimen.
    Cet homme identifie immédiatement le spécimen comme étant un cœlacanthe, connu uniquement à l'état de fossile.
    Le groupe des Cœlacanthes, est apparu au Dévonien il y a 360 millions d'années, à l'ère primaire. Ils se développèrent jusqu'à atteindre des longueurs 3 mètres avant de décliner vers la fin du Crétacé. Depuis leur apparition jusqu'à ce jour, la morphologie des cœlacanthes n'a que très peu changé, ce qui a incité certains scientifiques à les qualifier de "fossiles vivants".
    Dès lors, Smith se consacre activement à la recherche d'autres spécimens plus au nord, dans l'Océan Indien autour de Madagascar. Une traque mondiale est alors lancée avec à la clé une récompense de 100 livres britanniques. Les pêcheurs locaux sont alors très étonnés de découvrir quelqu'un prêt à verser une somme aussi importante pour un poisson qui ne leur est pas inconnu (son nom local est le gombessa). Néanmoins, il s’écoulera près de quatorze années jusqu'à la découverte d'un autre spécimen aux Comores en 1952.
    Depuis cette date, près de 200 spécimens ont été capturés et achetés pour être étudiés et envoyés dans des musées ou des aquariums jusqu'à ce que les chercheurs du monde entier se rendent compte que leur course au spécimen met gravement en danger cette rarissime espèce. Aujourd’hui, on en recense moins de 200 spécimens dans tout l'Océan indien.

    En 2007 je présentais sur ce forum la télécarte, aujourd’hui c’est la pièce de 5 francs au cœlacanthe de 1984 des Comores commémorant la conférence Mondiale sur les pêches. Aluminium 31mm.
    PS : Il a fallu attendre l'année 2000 pour que les yeux brillants d'un cœlacanthe croisent le masque d'un plongeur, celui du Sud-Africain Peter Tim.

    Bonne lecture.
    Pierre
  • pier2

    15956 messages

    France

    Bonjour,
    La philatélie n'a bien sûr pas oublié d'illustrer notre fossile vivant.
    Un timbre au "Cœlacanthe" d'Archipel de Comores a été émis en 1954.
    Mais il en existe sûrement d'autres ?
  • joulie

    7237 messages

    France

    Bonjour.
    Il en existe d'autres,bien sûr.
    Des timbres des Comores évidemment (par exemple cette émission de 1975) mais aussi d'autres pays africains,et notamment une série intéressante d'Afrique du Sud,qui commémore le cinquantenaire de l'identification du coelacanthe.
  • pier2

    15956 messages

    France

    Bonjour.
    Il en existe d'autres,bien sûr.
    Des timbres des Comores évidemment (par exemple cette émission de 1975) mais aussi d'autres pays africains,et notamment une série intéressante d'Afrique du Sud,qui commémore le cinquantenaire de l'identification du coelacanthe.
    • Posté le 25 sept. 2023 à 00:52
    • #1603122
    Bonjour et merci joulie !
    La série d'Afrique du Sud est effectivement bien intéressante. :yes:

    A bientôt.
    Pierre

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